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Tome deuxième. [2/2.]
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riiïCES J II STIFICA.TIVES. 383

Le sort de la guerre a changé l’attitude de ce mêmeprince. Si l’empereur Napoléon n’écoute, dans les cir-constances du moment, que la voix de la raison, s’ilcherche sa gloire dans le bonheur d’un grand peuple,en renonçant à sa marche politique antérieure, l’em-pereur arrêtera de nouveau avec plaisir sa pensée aumoment où il lui a confié son enfant de prédilection $si urt aveuglement funeste devait rendre l’empereurNapoléon sourd au vœu unanime de son peuple et de1 l’Europe , il déplorera le sort de sa fille, sans arrêtersa marche.

Je vous recommande beaucoup M. de Floret: sivous voulez m’écrire par lui, j’entretiendrai avecplaisir des rapports confidentiels que la circonstancerend possibles et dont le but sera l’accélération de lagrande œuvre pour laquelle vous allez vous rassem-bler. Je ne vous recommande pas moins le comte deStadion, que l’empereur envoie comme négociateur ;il est impossible d’être plus unis que lui et moi lesommes de pensées, de vues et de principes.

Il me serait difficile d’assurer V. Exe. combien jecompte sur elle dans ce moment, qui est celui dumonde. Si l’Europe doit être plus long-temps , quedéjà elle ne l’est, la proie d’un terrible fléau, ni elleni moi en serons la cause.

Je compte de la part de V. Exc. sur la discrétionqu’elle est sûre de trouver en moi, et je la pried’agréer les assurances , etc.

Signe, Metternich .