Band 
Tome deuxième. [2/2.]
Seite
386
JPEG-Download
 

MÉMOIRES I1E NAPOLÉON.

386

nacent le monde. Je regrette que l’Idée d’un intérêtgénéral, que j’ai soumise à votre jugement, et dontje crois l’adoption si nécessaire pour arriver à ce but,ne vous ait pas paru pouvoir être admise; j’aime àpenser qu’elle n’est qu’ajournée, et que je trouve-rai votre plénipotentiaire , disposé à m’appuyer pourla reproduire dans l’occasion.

Je ne puis que répéter à votre excellence, ce queje lui ai déjà mandé. L’empereur veut sincèrementla paix. Nous n’avons d’autres pensées, d’autre vue,que de placer, comme votre excellence le dit si judi-cieusement, l’Europe sur des bases qui assurent àtous les états une longue tranquillité. Les difficultésne viendront donc pas de nous, je vous l’assure;mais les espérances que vous aviez conçues, pourront-elles se réaliser, si la modération, si la fidélité à desengagements, pris à la face du monde, ne se trouvent;que de notre côté ? Après une si longue attente, aprèstant d’efforts, et je puis le dire, tant de sacrificespersonnels pour la cause sacrée à laquelle je travailleainsi que vous, je suis forcé d’avouer à votre excel-lence, que j’avais espéré quelle me seconderait per-sonnellement dans une tâche aussi importante quedifficile, et qu’elle même voudrait achever son ou-vrage. C’est M. de Stadion qui remplace votre excel-lence. Comme Autrichien , les véritables intérêts denos deux pays doivent nous réunir. Comme votreami , ma confiance en lui sera entière., et sous ce rap-port , ce choix ne peut que m’être agréable. Maisquelle autre influence que celle du ministre qui di-