PIÈCES JUSTIFICATIVES. 38 ()
ce que j’ai toujours vu depuis long-temps, c’est qu’ilcroit mener l’Europe et que tout le monde le mène.11 était bien naturel qu’au moment où la négocia-tion s’ouvrait on restât quelques jours sans rien faire,sans même faire d’armistice pour cela. Vous medemandez toujours des pouvoirs et des instructionslorsqu’il est encore douteux si l’ennemi veut négo-cier. Les conditions sont à ce qu’il paraît arrêtéesd’avance entre les alliés. C’était hier le 3 , vous ne medites pas que les plénipotentiaires vous en aient ditun mot. Aussitôt qu’ils vous les auront commu-niquées, vous êtes le maître de les accepter ou d’enréférer à moi dans les vingt-quatre heures. Je neconçois pas en vérité cette phrase que vous me ren-voyez de M. de Metternich . Qu’entendent-ils par desajournements, quand vous êtes depuis un mois auxavant-postes. M. de la Besnardière que j’ai vu hierau soir doit vous avoir rejoint. Le 2, un corps autri-chien a été battu à Rosnay ; on lui a fait 600 prison-niers et tué beaucoup de monde. L’aide-de-camp duprince de Neufchâtel a été pris le premier au momentoù il faisait le tour de nos avant-postes. Sur ce, jeprie Dieu, etc. ,
Signé , Napoléon.