MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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dit de flatteur sur vos regrets de ne pas. me voir àChâtillon , ne peut porter que sur des sentiments per-sonnels desquels vous m’avez donné tant de preuves.Croyez que, sous le rapport des affaires, je suis plusutile ici que chez vous. Je vous ai déjà recommandéM. le comte de Stadion ; croyez-moi sur parole. My-lord Castelreagh est également un homme de la meil-leure trempe, droit, loyal, sans passions et par con-séquent sans préjugés. Il fallait une compositiond’hommes comme le sont les ministres anglais du mo-ment, pour rendre possible la grande œuvre à laquellevous travaillez et qui, je me flatte, sera couronnée dusuccès. Y. Exc. ne doit pas regretter d’avoir acceptéle ministère ; il n’est beau que dans des temps diffi-ciles.
Le comte de Stadion vous parlera de la ligne de voscourriers. Ce n’est pas seulement sous des points devue militaires qu’il est impossible de les faire passerpar les armées mais nous ne pouvons pas, avec lameilleure volonté , répondre de nos hordes de troupeslégères. Si vous en avez de très-pressés, et que la di-rection du quartier - général de votre empereur yprête, envoyez-moi des dépêches chiffrées, je les feraipasser sur la route la plus directe, par les avant-postes.
Voici une lettre delà famille Mesgrigny à leur frère,fils, etc., veuillez la lui faire passer. Ce sont de bravesgens qui ont le bonheur de me posséder dans leur hô-tel; bonheur véritable, car je ne les mange pas. C estune vilaine chose, mon cher duc, que la guerre, et