I
La petite boîte que vous m’avez envoyée, monsieurle duc, pour madame l’archiduchesse Léopoldine, luia été envoyée sur-le-champ; j’espère être à même in-cessamment de faire passer à V. Exc. une réponse deS. A. I. à son auguste sœur.
Vous avez rendu de si grands services, jusqu’à pré-sent, à la cause de la France , qui assurément est in-séparable de celle de l’Europe , que je me flatte devous voir couronner bientôt la grande œuvre. Que,l’empereur se convainque bien qu’il n’aura rien fait s’iln’arrive pas à la paix générale. Des années de troublessuccéderaient à des années de calamités. Je ne doutepas que vous êtes journellement dans le cas île vousconvaincre, monsieur le duc, que l’Angleterre varondement en besogne; le ministère actuel est assezfort pour pouvoir vouloir la paix. Si elle ne se fait pasdans ce moment, nulle autre occasion ne se présenteraplus dans laquelle il puisse être permis à un ministreanglais de proposer même une négociation ; le triom-phe des partisans de la guerre à extinction contrel’empereur des Français , sera assuré ; le monde serabouleversé, et la France sera la proie de ces évène-ments.
Je vous tiendrai toujours le même langage : il doit