416 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,
commencer en obtenant des alliés des concessionssur ces points; S. M. pense donc, monsieur le duc,qu’il est nécessaire, avant de rompre, que vous ayezfait par une note ces questions.
Toutefois, monsieur le duc, S. M. ayant pris enconsidération vos deux lettzes du i3, dont elle areçu le duplicata hier soir, et le primata ce matin,vous laisse toute la latitude convenable, non seule-ment pour le mode des démarches qui vous paraî-tront à propos, mais aussi pour faire, par un contre-projet, les cessions que vous jugerez indispensablespour empêcher la rupture de la négociation. L’empe-reur, qui vous écrit lui-même, ne croit pas nécessairede répéter que la condition indispensable de touttraité est l’évacuation de notre territoire. Un actequi porterait le contraire, qui stipulerait la remise denos forteresses, et qui s’opposerait à ce que les pri-sonniers de guerre fussent réciproquement remis,n’obtiendrait pas en France l’assentiment des hommesmême les plus timides. S. M. pense que la latitudequ’elle vous donne vous fournira les moyens de par-venir à connaître 1 ultimatum des alliés, et quels sontles sacrifices que la France ne peut éviter de faire.
La cession de la Belgique est sans doute un despremiers objets qui seront mis en discussion; mais iln’est pas le seul, et il ne peut pas être isolé. Onviendra en suite aux départements des bords duRhin, à l’Italie , etc. Toutes ces questions se tiennentet dépendent, jusqu’à un certain point, les unes desautres. Celle de la Belgique est d’elle-même complexe;