MÉMOIRES l)li NAPOLÉON.
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de la part de votre cabinet, de traîner des négociationsen longueur, dont la simple existence lui est utile.
Nous ne poserons pas les armes sans avoir atteintle seul fruit de la guerre que nous croyons digne denotre ambition : la certitude de jouir pendant des an-nées d’un état de repos qui ne vous est pas moins né-cessaire qu’à nous. Nous ne croyons pas que la pièceque vous avez été dans le cas de présenter le i5 mars,soit Y ultimatum de votre cour. Pourquoi dans cettesupposition et dans un moment où chaque jour coûtedes sacrifices énormes à la France , ne vous a-t-onpas mis dans le cas de suivre la marche la plus con-forme à vos intérêts ? Pourquoi ne vous a-t-on pasdonné des explications franches et précises, les seulesqui pouvaient vous mener au but dans le plus courtdélai possible? Si les conditions du contre-projet sontY ultimatum de l’empereur ; je dirai plus, si l’esprit quirègne dans cette pièce est celui qui préside encore àvos conseils , toute paix est impossible ; les armes dé-cideront du sort de l’Europe et de la France .
Il serait difficile, monsieur le duc, que je vousretrace les pénibles sensations qu’éprouve l’empereurmon maître. Il aime sa fille, et il la voit exposée à denouvelles inquiétudes, et elles ne pourront qu’aug-menter. Plus les questions politiques se complique-ront, plus elles deviendront personnelles. L’empereurNapoléon à bien mal reconnu les bonnes intentionsque l’empereur François n’a cessé de lui indiquer siclairement.
Peut-être sommes-nous plus près de la paix, à la