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de la cour étaient attelées, lorsque le généraldes camaldules arriva au Vatican , et se pro-sterna aux pieds du saint-père. En passant àCésène , Napoléon l’avait distingué, et, con-naissant la confiance que Pie VI avait dans cereligieux, il l’avait chargé d’aller l’assurer qu’iln’en voulait point à son existence; qu’il révé-rait sa personne et son caractère ; qu’il pouvaitrester à Rome ; qu’il devait seulement changerson cabinet, et envoyer à Tolentino des pléni-potentiaires, avec des pleins-pouvoirs, pourconclure et signer une paix définitive avec larépublique. Le général des camaldules s’ac-quitta avec succès de sa commission : le papeprit confiance; renvoya le ridicule Busca; ap-pela à la direction de son cabinet le cardinalBoria, connu de tout temps parla modérationde ses opinions; contremanda son départ deRome , et nomma des plénipotentiaires pournégocier et signer une paix définitive.
Les instructions du directoire étaieût con-traires à toute négociation avec Rome : il pen-sait qu’il fallait mettre fin au règne temporeldu pape, et n’avoir plus à s’en occuper; queVon ne pourrait trouver aucune circonstance°ù la cour de Rome eût des torts plus évidents;^le ce serait une folie que de se flatter d’uneP ai x sincère avec des théologiens, si fort enMontholon.—Tome IF.
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