MÉLANGES.
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les Français; il ne leur resta plus en Allemagne un seul pouce de terre. Quelques semaines après,il se porta en Bohême;- où l’appelaient les af-faires intérieures de ce royaume. Turenne re-passa alors le Rhin tranquillement, et quoiqueee fût en novembre, il fit une marche de qua-rante lieues, s’empara de Trêves, et y réinstallal’électeur qui en était chassé depuis douze ans.Il construisit un réduit sur le pont de Trêves,y laissa 5oo hommes, et entra dans ses quar-tiers d’hyver. Ce ne fut qu’en février qu’il serendit à la cour.
§ IV.
4 e Observation. —Turenne ayant resserré sescantonnements à trois lieues autour de sonquartier-général, sa position était sans dangers;ce n’est donc pas à cela qu’il faut attribuer laperte de la bataille de Marienthal. Il n’étaitpas nécessaire sans doute d’entrer en quartiersde rafraîchissement dans un pays aussi riche et° u d était si facile de réunir de grands maga-sins. Mais sa véritable faute fut le point de ral-liement qu’il donna à son armée; ce n’élait pasErbsthausen qu’il devait désigner, puisque cevillage était placé aux avant-postes par où l’en-nemi venait, mais Margentheim, derrière la