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Tome cinquième.
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MÉMOIRES 1)E NAPOLÉON.

•AO

Tauber, là l’armée eût été réunie quatre heuresplus tôt, Merci y eût trouvé l’armée française couverte par la rivière et en position. C’est undes principes les plus importants de la guerreque l’on viole rarement impunément, rassem-bler ses cantonnements sur le point le plus éloi-gné et le plus à l'abri de l’ennemi.

5 e Observation. — Le prince de Condé a eutort d’attaquer, à Nordlingen , Merci dans soncamp, avec une armée presque en totalité com-posée de cavalerie et ayant si peu d’artillerie;l’attaque du village d’Allerheim était une grandeaffaire. Si l’armée de Condé était supérieure encavalerie , les deux armées étaient égales eninfanterie, et les ailes de Merci étaient forte-ment appuyées. Il n’est pas extraordinaire quesans obusiers et ayant si peu d’artillerie, Condéait échoué dans toutes ses attaques contre Al-lerlieitn, soutenu à cent toises par la ligne debataille, et dont les maisons étaient crénelées,ainsi que l’église et le cimetière , et défendupar une infanterie supérieure non-seulementen nombre, mais en qualité. Sans la mort deMerci, le champ de bataille serait resté aux Ba-varois et la retraite de l’armée du prince deCondé, au travers des Alpes wurtembergeoises,lui eût été bien funeste.

a° Malgré la mort de Merci, la victoire eût