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Tome cinquième.
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il MIÎMOIUKS DU NAPOLÉON.

lieu et la victoire eût été aux Bavarois . Aucunsouverain, aucun peuple, aucun général, nepeut avoir de garantie s’il tolère que les offi-ciers capitulent en plaine, et posent les armespar le résultat d’un contrat favorable aux indi-vidus des corps qui le contractent, mais con-traire à l’armée. Cette conduite doit être pro-scrite, déclarée infâme et passible de la peinede mort. Les généraux, les officiers, doivent êtredécimés, un sur dix, les sous-officiers, un surcinquante, les soldats, un sur mille. Celui ouceux qui commandent de rendre les armes àl’ennemi, ceux qui obéissent, sont égalementtraîtres et dignes de la peine capitale.

4° Condé a mérité la victoire par cette opi-niâtreté et cette rare intrépidité qui le distin-guait, car si elle ne lui a servi de rien dansl’attaque d’Allerheim, c’est elle qui lui a con-seillé, après avoir perdu son centre et sa droite,de recommencer le combat avec sa gauche, laseule troupe qui lui restât; car c’est lui qui adirigé tous les mouvements de cette aile, etc’est à lui que la gloire doit en rester. Des ob-servateurs d’un esprit ordinaire diront qu’il eûtdû se servir de l’aile qui était encore intactepour opérer sa retraite, et ne pas hasarder sonreste; mais avec de tels principes, un généralest certain de manquer toutes les occasions de