MELANGES.
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encore été aux Bavarois, si Jean de Vert , reve-nant de la poursuite de l’aile droite française,,se fût porté contre Turenne , non en reprenantd’abord sa première position et parcourantainsi les deux côtés du triangle, mais en tra-versant diagonalement la plaine, laissant AI-lerheim à sa droite , et tombant sur les der-rières de la cavalerie weymarienne qui, alors,était encore aux prises avec la troupe autri-chienne de Glein, il eût réussi; il manquad’audace. Le crochet qu’il fit ne retarda sonmouvement que d’une demi-heure, mais telest le sort des batailles, qu’elles dépendentsouvent du plus petit accident.
3° Malgré la mort du comte de Merci et lacirconspection de Jean de Vert , la victoirerestait encore aux Bavarois , si l’infanterie, pos-tée et victorieuse au village d’Allerheim , n’eûtpas capitulé. La capitulation qu’elle a acceptéeou proposée est une nouvelle preuve qu’uncorps de troupes en ligne ne doit jamais capi-tuler pendant les batailles. Le sort de cette ba-taille a tenu au faux principe qu’ont en généralles troupes allemandes, qu’une fois cernées ellespeuvent capituler, s’assimilant mal à propos àla garnison d’une forteresse. Si le code mili-taire de Bavière eût défendu une pareille con-duite comme déshonorante, elle n’eut pas eu