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Tome cinquième.
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MÉMOIRES ni; NAPOLÉON.

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che ; l’armée du roi le suivit parallèlement surles collines de droite; les deux armées marchè-rent ainsi deux heures. Turenne ne voulait pascombattre, le maréchal du Plessis était au con-traire impatient d’en venir aux mains; voyantqu’il était midi, et que son ennemi allait luiéchapper, il descendit dans la vallée entre lebourg de Saint-Étienne et celui de Sommepi,au lieu nommé le Champ-Blanc. Les deux ar-mées se rangèrent en bataille : le lieutenant-général marquis d’Hocquincourt commandaitla gauche de l’armée royale, le général Rosenle centre, et le marquis Villequier la droite. Lelieutenant - général Lafauge commandait ladroite de l’armée de Turenne , le comte de Li-gneville la gauche, les marquis de Duras, deBeauvau, de Boutteville et de Montausier , lecentre. Les forces du maréchal du Plessis étaientdoubles, mais Turenne, s’étant aperçu que toutel’infanterie royale n’était pas arrivée, descenditdans la vallée à la rencontre du maréchal ; sagauche, à la tète de laquelle il marcha, char-gea la droite française, les deux ailes se trou-vèrent mêlée-s, le succès était incertain; mais ladroite espagnole, commandée par le lieutenant-général Lafauge, fut enfoncée par le marquisd’IIocquineourt, qui, après l’avoir rompu en-tièrement et fait Lafauge prisonnier, se porta