MÉLANGES.
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contre l’aile que commandait Turenne , la char-gea pendant qu’elle combattait encore avecla droite française, et après un combat long etmeurtrier décida la victoire. Les Espagnols en-tourés de tous côtés, lâchèrent pied; Turennese trouva seul avec le lieutenant de ses gardesau milieu des escadrons français ; cependant ilparvint à s’échapper, gagna d’abord Montmédi,puis Bar-le-Duc , où il rallia les débris de sonarmée; i,aoo hommes étaient restés sur lechamp de bataille, il réunit à peine un quartde ses troupes.
§ IV.
Pendant l’hiver de 1 65 1 , les négociations eu-rent lieu pour la paix; les princes sortirent deprison le i3 février. Mazarin quitta le royaume,et le parlement rendit un arrêt, qui le décla-rait perturbateur du repos public et le bannis-sait. Turenne s’entremit auprès des Espagnolspour les engager à la paix, il ne put y réussir.Hans les premiers jours de mai, ayant reçu deslettres qui l’assuraient de son pardon , il revintà la cour. Pendant toute l’année 1 65 r , de nou-velles intrigues sc formèrent à Paris ; le princede Condé quitta la cour, se rendit dans songouvernement de Guienne , et recommença la