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vailles avait eu la précaution de faire occupersolidement les têtes des rues, ce qui lui donnales moyens de conserver la barrière. Turenne pénétra lui-même dans la principale rue; il ar-riva à l’abbaye Saint-Antoine , mais il fut re-poussé par le prince, qui accourut à la tête dequelques officiers de sa maison, et le ramenajusque au-delà de la barrière. Peu d’iustantsaprès, Turenne rentra dans la rue avec destroupes fraîches. Un grand nombre de petitscombats singuliers signalaient la bravoure desdeux partis, lorsque enfin le maréchal de laFerté arriva avec l’artillerie : Turenne en plaçaaussitôt une batterie près de l’abbaye Saint-An-toine, et en envoya également à l’attaque dedroite et à celle de gauche , profitant, d’ail-leurs , de la grande supériorité de ses troupes,il enleva plusieurs grosses maisons où s’étaientcrénelés les Frondeurs, qui, se voyant forcésde tous côtés, perdirent courage et se sauvè-rent en désordre sur la place d’armes, en avantde la porte Saint-Antoine. Dans ce moment,Mademoiselle apporta aux bourgeois, de ser-vice à cette porte, l’ordre de rjfôtel-de-Ville,de l’ouvrir à l’armée de Coudé , qui, rani-mée par cette heureuse nouvelle, rentra dansParis avec assez d’ordre, et alla se camper etse retrancher sur l’autre rive de la Seine ,