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Tome cinquième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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dans le temps, comme le plus grand servicequ’il pût rendre à la cour; en effet, s’il s’enfût laissé imposer, elle eût été obligée de quit-ter Gien , ce qui eût été d’une fâcheuse influencesur les affaires politiques ; mais il est évidentque le maréchal n’avait pas le projet de tenir saposition; si Coudé se fût décidé à l’attaquer,il avait tout préparé pour sa retraite : c’est ceque prouve la précaution qu’il prit de retirertous les postes placés dans le bois , pour ne pasles exposer et se trouver engagé malgré lui ; unefois qu’une affaire est commencée, elle s’engagegraduellement. Il tint ses troupes réunies assezà portée du défilé pour en rendre le passagedangereux au prince , assez près pour pouvoirlui faire du mal par le feu d’une batterie pos-tée de manière à battre en plaine, dans la lon-gueur du défilé,mais assez éloignée pour querien ne se trouvât compromis: cette circonstancene paraît rien; cependant c’est ce rien qui estun des indices du génie de la guerre.

3° Cette manœuvre si délicate, exécutée avectant d’habileté et tant de prudence, ne sauraitcependant être recommandée. Turenne, aussitôtqu’il eut réuni sa cavalerie , devait se retirer ducôté de Saint-I'argeau pour revenir ensuite enavant, mais seulement après sa jonction avecle maréchal d’Hocquincourt . Les règles de la