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Tome cinquième.
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MÉLANGES.

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guerre veulent qu’une division d’une arméeévite de se battre seule contre toute une arméequi a déjà obtenu des succès. C’est courir le dan-ger de tout perdre sans ressources; le prineede Condé avait plus de 12,000 hommes, Tu-renne 11’en avait que 4 >ooo.

4 ° Le point de rassemblement des quartiersdes deux armées, avait été indiqué trop prèsde l’armée; c’était une faute: il faut que le pointde réunion d'une armée , en cas de surprise, soittoujours désigné en arrière, de sorte que tousles cantonnements puissent y arriver avant l’en-nemi; dans cette position, il devait être dési-gné entre Briare et Saint-Fargeau .

j 3 e Observation. — La marche de Turennecontre le prince de Lorraine avait toute es-pèce d’avantages.

i° Il sortait lui-même d’embarras, puisqu’aucamp d’Etampes , il se trouvait entre les deuxarmées, et qu’étant arrivé sous Gros-Bois, il lesavait dépassées toutes les deux.

2 0 II se ménageait la possibilité de battreisolément le duc de Lorraine.

3 ° Enfin, l’intérêt, le caractère et l’esprit dece prince l’autorisaient à espérer qu’il lui feraitfacilement prendre le parti qui conviendrait auroi, aussitôt qu’il le pourrait atteindre seul.

Montholon—Tome T. 5