MÉLANGES.
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court à la tête d’un ruisseau, qui se jette dansla Somme à Mont-Saint-Quentin, près Péronne .La cavalerie marcha au devant du convoi, quiinstruit du mouvement des Français , rentradans Cambrai . Le général ennemi ayant apprisque l'infanterie française se trouvait ainsi isolée,marcha à elle pour profiter de cette circon-stance, et jeta à cet effet des ponts sur la Somme qu’il passa. Mais Turenne, avec sa cavalerie,revint à son camp de Manancourt , le leva, serapprocha de Péronne et s’établit près du Monl-Saint-Quentin . Le i3 août, l’armée espagnolefit une marche forcée, dépassa Bapaume dansla nuit, arriva à neuf heures du matin entreManancourt et Péronne . Toutes les reconnais-sances françaises ayant été prises, on n’apprità l’armée française des nouvelles de l’ennemique par ses coureurs. L’alarme fut grande, lesmaréchaux se hâtèrent de mettre leur arméeen bataille. La Ferté occupa la gauche sur uneposition des plus mauvaises, étant dominé detous côtés par des hauteurs qu’il était impos-sible de disputer à l’ennemi; l’inquiétude desgénéraux passa aux soldats: si on restait sur cemauvcvjs champ de bataille, on était battu. Ce-pendant l’ennemi approchait. Turenne ordonnadémarcher en avant, de gagner la montagne,certain d’y trouver , dans quelque lieu qu’il ren-