l’armée espagnole dans sa marche, de faire uneguerre de marches et de mouvements; le soldatn’aurait aucune raison de se croire inférieur àl’ennemi, on consommerait ainsi la saison et,tant que l’on éviterait toute action, l’on seraiten mesure de s’opposer à tout. Le roi retournaà la Fère. L’armée espagnole , campée à Font-Somme, leva son camp le i er août; elle passaentre l’armée française et la Somme et se porta,par Saint-Simon près de Ilam, à Roye qu’elleassiégea; elle manœuvrait entre l’Oise et laSomme . Turenne quitta son camp de Ribemont,longea l’Oise , campa le 3 août à Fargnier, le5 à Noyon ; il y apprit qu’après deux jours detranchée ouverte , la petite ville de Roye qui,n’ayant point de garnison, était défendue parles bourgeois, avait ouvert ses portes. Après laprise de cette ville, les Espagnols parurent in-certains s’iis devaient se diriger sur leur gaucheou sur leur droite, sur l’Oise ou sur la Somme ;la première direction les approchait de Paris ,la deuxième les en éloignait. Ils prirent ce se-cond parti; ils remontèrent la Somme et cam-pèrent à Bray. L’armée du roi était à Eppeville ,près de TIam , le io, quand elle apprit par unelettre interceptée qu’un convoi considérablepartait de Cambrai pour le camp ennemi. Ellepassa aussitôt la Somme à llam, campa à Manan-
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