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oaise à coup sûr; c’était ce que l’intérêt de l’Es-pagne lui conseillait. Marcher à Paris , quelquechose qu’il en pût coûter, relever le parti de laFronde, encourager la révolte de Bordeaux ,accroître les mécontents déjà très-nombreuxdans le royaume, voilà ce que desirait le princede Condé.
Dans de pareilles circonstances, le parti queprit Turenne était convenable; mais il eût étébien dangereux dans toute autre conjoncture.Côtoyer une armée double en force, est uneopération bien difficile; il est bien peu de posi-tions assez fortes pour pouvoir protéger uneaimée si inférieure en nombre; il ne paraît pasd’ailleurs qu’il ait eu le soin de prendre tousles soirs un camp choisi : au contraire, il a sou-vent campé dans de mauvaises positions oûson armée était compromise, telle qu’à Mout-Saint-Quentin. Il dut au hasard la bonne posi-tion qu’il occupa quelques heures après, etelle n’était pas telle qu’il n’y eût été forcé sile prince de Condé avait été le maître.
2 0 Surpris à Mont-Saint-Quentin , la pre-mière pensée qu’aurait eue un général ordinaire,eût été de se couvrir par la Somme en la repas-sant à Péronne,dont il n’était éloigné que d’unedemi-lieue; mais que lût-il arrivé? I/ennemieût aussi passé la Somme , il eût fallu rester