MÉLANGES.
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en position et risquer une affaire potir l’arrêter.Cependant ce mouvement de retraite eût influésur le moral des troupes et sur celui des ennemisen sens inverse. Passer la Somme , c’eût été ajour-ner, mais accroître la difficulté, on eût paré aumal du moment en empirant l’état des affaires.Turenne paya d’audace, marchaà la rencontre desennemis; il était sûr que par ce mouvement illes déconcerterait, qu’il accroîtrait leur irréso-lution et gagnerait la journée, parce qu’il fau-drait qu’ils changeassent quelque chose à leurmarche, qui avait été dirigée dans la suppositionqu’il occupait le Mont-Saint-Quentin . Pendant lanuit, il seraità temps, après avoir vu l’ennemi,et observé sa contenance, de prendre un parti :il était probable d’ailleurs que dans ces pays decoll ines,l’armée trouverait une bonne position,susceptible d’être retranchée en peu d’heures,et alors on aurait maintenu la réputation desarmes, cette partie si essentielle de la forced’une armée. Turenne se retrancha; ce grandcapitaine faisait usage fréquemment des ou-vrages de campagne ; cependant son armée avaittrop de cavalerie et en proportion trop peud’inlanterie pour qu’il tirât tout le parti pos-sible de la science de l’ingénieur. Dans celleguerre de marches, de manœuvres, il eût fa i 1 nse retrancher tous les soirs et se placer tou-