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Tome cinquième.
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dent fortuit ; il traversait la plaine (le Lens,il était fort de plusieurs centaines de chevaux ,chaque cavalier portant en croupe un sac depoudre: un malheureux cavalier ayant, malgréles défenses, allumé sa pipe, le feu se commu-niqua; hommes, chevaux, tout périt, hors troisou quatre cavaliers estropiés qui furent ramasséspar le parti français . Cependant comme les Es-pagnols avaient eu le temps d’approvisionnerabondamment leur camp, ils n’en continuè-rent pas avec moins de vigueur les travaux dusiège. Le i4 juillet ils avaient ouvert la tran-chée; le gouverneur se défendait avec intrépi-dité. La cour pressait Turenne d’attaquer leslignes pour dégager la place , mais cette opé-ration n’était pas dans l’opinion de l’armée; leslignes étaient fortes : elles consistaient dansun fossé perdu, large de neuf pieds, bien pa-lissadé, qui était en avant d’une espèce d’es-planade couverte de douze rangs de trous deloup, derrière laquelle étaient le fossé et leslignes d’un profil ordinaire.

Sur ces entrefaites Stenay ayant capitulé,l’armée du maréchal (l’IIocquincourt arriva lei 7 août sous Arras , ce qui vu les pertes queles assiégeants avaient éprouvées depuis unmois de tranchée ouverte , remit de l égalitéentre les deux armées. Le maréchal d’IIocquin-