MÉMOIRES I)E NAPOLÉON.
Ho
court s’empara de St.-Pol, campa le 19 à Au-bigny : Turenne se porta à sa rencontre avecr, 5 oo chevaux. En revenant le même jour dansson camp, il côtoya les lignes espagnoles àportée de mitraille, elles tirèrent, lui tuèrentquelques hommes, ce qui excita des observa-tions de la part des personnes qui l’accompa-gnaient, à quoi il répondit : Cette marche seraitimprudente, il est vrai, si elle était faite devantle quartier de Coudé , mais fai intérêt à bienreconnaître la position, et je connais assez leservice, espagjiol pour savoir qu avant que l’ar-chiduc en soit instruit, qu’il en ait fait prévenirle prince de Condé et ait tenu son conseil, jeserai rentré dans mon camp. Voilà qui tient à la.partie divine de l’art.
Le 24 août la place était aux abois par dé-faut de poudre; le maréchal passa la Scarpeaprès le coucher du soleil avec son armée etcelle du maréchal de la Eerté et se réunit aumaréchal d’Hocquincourt . Chacune de ces troisarmées attaqua un quartier séparé et fit faireen outre une fausse attaque sur les quartiersopposés; l’ennemi fut surpris; il ne tira le ca-non d’alarme que lorsque l’infanterie françaiseétant à cent pas des lignes; alluma ses mèchesde fusil, ce qui produisit une espèce d’illu-mination sur toute la ligue, et démasqua sa