MÉLANGES.
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marche. L’attaque du maréchal de la Fertééchoua, celle de Turenne réussit : il perça leslignes sur cinq bataillons de hauteur, fit aussitôtcombler avec des fascines les fossés, pratiquerdes passages pour sa cavalerie. Le prince deCondé dont le quartier était du côté opposé,accourut avec ses escadrons ; à la pointe dujour la position des Français était critique ,parce qu’ils s’étaient débandés pour piller lestentes; mais le prince ne fut pas appuyé parl’archiduc qui battit en retraite. Les Espagnolsperdirent tous leurs bagages, soixante-trois piè-ces de canon et 3 à 4»ooo hommes tués, blessésou prisonniers; la perte de l’armée françaisese monta à 4oo hommes hors de combat. Cetteaction militaire éleva au plus haut degré dansl’Europe la réputation du maréchal de Tu-renne. La cour quitta Péronne et séjourna plu-sieurs semaines à Arras .
S II
Le cardinal retint à la cour les maréchauxd’Hocquincourt et de la Ferté, afin que Turenne restât seul chargé du commandement de l’ar-mée. Celui-ci, le 6 septembre, marcha sur leQuesnoy, s’en empara , et ordonna le rétablis-sement des fortifications; il occupa Tin campMontholon.—Tome F. 6