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de pouvoir, pendant ces trente-huit jours, con-tinuer la tranchée et battre la place.
En 1708, le prince Eugène assiégea Lille àla vue de l’armée du duc de Bourgogne, ce quilui eût été impossible sans la protection de seslignes. En 1712, il assiégea Landrecy à la vuede l’armée du maréchal de Villars , qui, sentanttoute l’importance de ne pas laisser tomber ceboulevard de la France , se présenta plusieursfois pour forcer sa circonvallation ; il ne le ju-gea pas possible: Eugène continua tranquille-ment son siège à la vue de Villars; il avançaitlorsque Villars s’empara de Denaiu et changeale destin de la guerre. Le prince Eugène faisaitarriver tous ses approvisionnements par laScarpe; ils débarquaient à Marchiennes , placeforte dont il fit son dépôt; mais au lieu d’ap-provisionner son camp des dépôts de Mar-chiennes , par des convois faits une ou deux foisle mois, sous l’escorte d’une partie de l’arméecommandée à cet effet, il construisit des li-gnes depuis Marchiennes jusqu’à son camp ;c’était une espèce de caponnière de sept lieues delong, que les soldats appelaient le chemin de Pa-ris . Ces lignes avaient donc quatorze ou quinzelieues de développement : comme elles pas-saient l’Escaut à Denaiu, il y plaça une réservede vingt-quatre bataillons, pour protéger le chc