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Tome cinquième.
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MÉLANGES. 8p

min de Paris et tenir en respect la garnison deValenciennes ; ce corps se trouvait ainsi séparédu reste de l’armée par l’Escaut ; il est vraique cette réserve était couverte par des lignes,mais de peu de conséquence et aussi faiblesque celles du chemin de Paris . Les commu-nications avaient lieu entre Marchiennes et lecamp, tous les jours et sans escorte. Villars,à la petite pointe du jour, le 3.4 juillet, jeta«leux ponts de pontons sur l’Escaut , à unelieue de Denain , traversa les lignes du cheminde Paris , qui n’étaient pas défendues et quiétaient sans consistance, il n’éprouva aucunerésistance. La réserve autrichienne, presquesurprise, mal couverte, attaquée par une arméeentière , fut acculée à l’Escaut et posa les armes.Lorsque le prince Eugène arriva à son secours,il s’en trouva séparé par l’Escaut ; il fut témoininutile de la catastrophe de cette partie deson armée: Villars , immédiatement après, fitassiéger Marchiennes par le maréchal deMontesquiou; il protégea ce siège en prenant,avec son armée, position sur la rive gauche dede l’Escaut . Le prince Eugène n’avait plus quele parti de marcher sur le corps de Villars,mais pour cela il lui fallait passer l’Escaut :c’était d’ailleurs un grand changement dansl’état des choses, puisque la veille c était Vil-