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soit, attaquée elle se trouve toujours entière;4° qu’elle puisse prendre l’offensive et don-ner des craintes à l’ennemi pour les pointsde son camp où il serait dégarni; 5° que per-cée par un point, elle ne se trouve pas pourcela désorganisée, ni contrainte à abandonnerson camp, son pare et son siège et se puisseformer sans s’apercevoir du peu de profondeurde son camp ; 6° qu’enfin quel que soit le pointde la circonférence qui soit percé, cela ne laprive pas de l’avantage d’appuyer ses ailes,ses flancs, de se former en ordre et de marcherà l’ennemi encore mal établi ?
Le problème peut être résolu ; les principesde la fortification de campagne ont besoin d’êtrearaélioi’és; cette partie importante de l’art dela guerre n’a fait aucun progrès depuis les an-ciens; elle est même aujourd’hui au-dessousde ce quelle était il y a deux mille ans. Tl fautencourager les ingénieurs à les perfectionner,à porter cette partie de leur art au niveau desautres. Il est plus facile sans doute de pro-scrire, de condamner avec un ton dogmatiquedans le fond de son cabinet; on est sûr d’ail-leurs de flatter l’esprit de paresse des troupes :officiers et soldats ont de la répugnance à ma-nier la pioche et la pelle; ils font donc écho et