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Tome cinquième.
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dation par un grand nombre de fascines, declaies et de planches ; l’inondation était peuprofonde. L’infanterie la traversa les armeshautes, n’ayant de l’eau que jusqu’à la cein-ture. Ce siège fut d’autant plus difficile qu’iln’y avait aucun bois autour de la ville; maisl’escadre anglaise qui croisait dans la rade,transporta par mer tout ce qui était néces-saire. Turenne n’oublia pas d’établir des li-gnes de circonvallation et de contrevallationqui, à l’est et à l’ouest, s’appuyaient à la mer.Le plus difficile était de fermer l’Estran, il yétablit une estacade derrière laquelle il plaçades chaloupes canonnières. Ces travaux étaientachevés, quand l’amiral anglais débarqua 6,000Anglais , qui formaient la brigade de Morgan,officier de réputation. L’armée française rece-vait tous les jours des renforts ; la tranchéefut ouverte par deux attaques, l’une faite parles Français , l’autre par les Anglais . Ces nou-velles se succédèrent rapidement à Bruxelles ,et remplirent d’étonnement la cour de l’ar-chiduc; Dunkerque était pour l’Espagne d’unehaute importance ; il se résolut de tout ris-quer pour sauver cette place. Son armée seréunit le 10 juin à Ypres , et le i 3 parut à lavue de Dunkerque . Elle prit position sur lesdunes, à une lieue des lignes de l’assiégeant,