MÉLANGES.
1.3
composée de quinze bataillons, se mit sur uneseule ligne, la cavalerie de la droite se rangeasur deux lianes derrière l’infanterie; celle degauche sur six lignes, disposition nécessitée parle terrain. Cette armée n’avait pas d’artillerie,sa droite fut rompue par les Anglais ; le princede Condé fit plus de résistance à la gauche, unmoment même il menaça de pénétrer dans laplace, et courut personnellement beaucoup dedangers, mais enfin il fut rompu et la victoiredes Français complète. Les fuyards furent pour-suivis jusque sur les remparts de Fûmes; l’ar-mée française fit 4moo prisonniers, sa pertefut légère; Turenne rentra dans ses lignes,poussa vivement le siège. Le a4 juin la placese rendit , c’était dix jours après la bataille etaprès dix-huit jours de tranchée ouverte. Tu-renne cerna aussitôt Bergues , qui, après quel-ques jours de siège, demanda à capituler ; maiscomme il ne voulut point accorder à la gar-nison de rentrer à son armée, elle se débandaet une grande partie se sauva au travers desmarais ; l’armée française entra dans la place.
§ II-
Les Espagnols tinrent conseil à Nieuport :don Juan proposa de placer l’année le long
Montholon.—Tome V. 8