MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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le pont de Mayence , mais le passage lui futrefusé. Le prince avait, ainsi que l’électeur pa-latin , adopté le système de neutralité; le grand-électeur se porta alors à marches forcées surStrasbourg ; Condé le prévint, lança quelquesbarques chargées d’artifices sous le pont et lebrûla. Enfin, le 3 novembre, le grand-électeurjeta un pont à une portée de canon au-dessousde Mayence , passa sur la rive gauche, et pé-nétra dans le pays de Luxembourg . Turennemanœuvrant sur ses communications, le dé-cida à repasser le Rhin . Tant de marches et decontre-marches n’eurent d’autre résultat que deruiner les électorats de Mayence , de Trêves etlePalatinat, ce qui excita les plus vives récla-mations de ces princes. Ainsi se termina lacampagne de 1672. La France protégea ses al-liés l'électeur de Cologne et l’évêque de Muns-ter , défendit l’Alsace et la rive gauche duRhin .