MÉLANGES. I 2()
i° La Hollande n’avait pour sa défense quedes milices et 7.5,ooo hommes de troupes deligne; comment eût-elle pu faire tête à i3o,ooohommes? l’électeur de Cologne et l’évêque deMunster faisaient cause commune avec laFrance .
7° Le passage du Rhin est une opération mi-litaire du quatrième ordre, puisque dans cetendroit le fleuve est guéable, appauvri par leWaal , et n’était d’ailleurs défendu que par unepoignée d’hommes.
3° L’armée a pris soixante places en peu detemps; mais à vaincre sans péril on triomphesans gloire : ces places n’avaient pour garnisonque des milices à peine armées.
4° Maître d’Utrecht , de Naerden , on pouvaits’emparer d’Amsterdam , ce qui eût terminéla guerre; on ne sut pas profiter des circon-stances.
5° Louvois a voulu renvoyer ao,ooo prison-niers, qui furent aussitôt réarmés et accrurentl’armée du prince d’Orange.
6° Il fit disséminer l’armée dans cinquanteplaces fortes, ce qui l’affaiblit au point qu’ellene put plus rien faire. Il fallait démolir qua-rante-cinq de ces places, en transporter toutel’artillerie en France , et en garder quatre ou'Montholon.—Tome V. \)