MELANGES.
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par la prise de cette capitale. Ils ont tort : il eûtété arrêté par les places d’Olmutz et de Brunn ;arrivé au Danube , il y eût trouvé toutes lesforces de la monarchie réunies pour lui endisputer le passage , dans le temps que l’insur-rection hongroise se fût portée sur ses flancs.Une opération aussi téméraire eût évidemmentexposé son armée à une ruine certaine. En-vahir la Saxe, s’emparer de Dresde , désarmerl’armée saxonne, entrer en Bohême, occuperPrague , y hiverner , c’était tout ce qu’il pou-vait et devait projeter. Mais il opéra mal : ilméconnut plusieurs des principes de la guerreque l’on viole rarement impunément, ce qui futcause qu’il échoua malgré le gain d’une bataille.
Le camp de Pirna a vingt-cinq mille toisesde circuit; les x8,000 Saxons étaient réduits ài/booo hommes de toutes armes, à leur arrivéeau camp; le roi ayant des forces quadruples etautant de grosse artillerie qu’il pouvait en dé-sirer , puisque l’arsenal de Dresde était à sadisposition, devait, en quatre jours, forcer cecamp, faire mettre bas les armes aux Saxons,après quoi entrer en Bohême, laissant seule-ment une garnison de six bataillons et six es-cadrons dans Dresde. Le camp de Pirna estdéfendu à l’est par l’Elbe , rivière non guéable,ayant soixante à quatre-vingts toises de large;