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mée qui prendrait l’ordre oblique, fut du côtéde l’aile sur laquelle elle appuie, sans quoielle la perdrait, ce qui exposerait à des con-séquences fâcheuses. Il est deux principes deguerre qu’on ne viole point impunément : lepremier , Ne faites pas de marches de flanc de-vant une armée qui est en position; le deuxième,conservez avec soin et ri abandonnez jamais degaitè de cœur votre ligne d’opération. Aussi est-ildes personnes parmi les partisans de l’ordreoblique, qui veulent que la manœuvre en soitdérobée à l’ennemi, qu’il soit étonné et surpris,qu’elle soit faite de nuit, ou favorisée par desbrouillards, ou couverte par des rideaux.
i° Puisque cette manœuvre doit être déro-bée à l’ennemi, ce n’est pas un ordre de tacti-que ; sa force n’est pas dans elle-même, mais ence qu’elle surprend, étonne; elle est de la na-ture des embuscades, des marches dérobées, dessurprises, etc.
i° Les embuscades, les marches dérobées,les surprises, ont été pratiquées dans tous lestemps, non-seulement par des troupes discipli-nées, mais même par des sauvages et des trou-pes indisciplinées.
Frédéric a livré , dans la guerre de Sept-Ans,dix batailles; il n’a, dans aucune d’elles, faitexécuter les manœuvres des revues de Potzdam,ni n’a mis en usage aucune nouvelle manœu-