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Tome cinquième.
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MELANGES. 33g

vre; toutes celles qu’il a ordonnées étaientconnues et pratiquées de tous les temps. U afait deux mouvements à la bataille de Lowositz ,en 1756: le premier pour repousser l’attaquede la hauteur ; le second, lorsqu’il a , par unmouvement de cavalerie, menacé la gauche del’armée autrichienne, ce qui l’a décidée à re-passer l’Éger . Il n’y a là aucune invention.

En 1757, les armées prussienne et autri-chienne étaient égales en force, mais l’arméeprussienne était composée de vieilles troupes ,aguerries et disciplinées. La plus grande par-tie de celles du duc de Lorraine étaient fort mé-diocres et de nouvelles levées. A la bataille, lesdeux armées étaient séparées par un ravin. Leroi marcha sur trois lignes par le flanc gauche,jusqu’à ce qu’il trouva un débouché. Le ducde Lorraine devait marcher sur trois lignes parle flanc droit ensuivant parallèlement ce mou-vement; ou prendre l’initiative, faire passer àsa gauche et à son centre le ravin; et attaquerla droite du roi. Il ne prit ni l’un ni l’autre deces partis. Il se contenta de faire faire un chan-gement de front en arrière à sa droite. De touttemps, on a vu des armées se cotoyer, plusieursfois, même plusieurs lieues , pour atteindreun débouché qui permît à l’une d’elles d’atta-quer avec avantage.

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