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Tome cinquième.
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34o MÉMOIRES l)E NAPOLÉON.

Les partisans de l’ordre oblique admirent lamanœuvre du roi à la bataille de Kollin ; et,quoiqu’elle ait eu les suites les plus fâcheuses,qu’elle lui ait fait perdre la bataille , la moitiéde son armée et deux cents pièces de canon , cequi l’a obligé de lever le siège de Praguer etd’évacuer la Bohême , ils n’en persistent pasmoins dans leur engouement : rien ne peutleur désiller les yeux. Les uns disent qu’il s’estvu arracher la victoire par la faute d’un chefde bataillon , qui a, mal à propos, ordonné unà droite en bataille, et a arrêté la marche del’armée. D’autres, plus raisonnables, qui sontfrappés des inconvénients attachés à une mar-che de flanc devant une armée en position,mais qui n’en sont pas moins attachés à l’ordreoblique, disent que la manœuvre du roi eûtdu être faite de nuit; que par-là il eût évitéle feu de l’armée autrichienne qui ne l’auraitpas aperçu; qu’au jour il aurait étonné, sur-pris, battu, rompu et mis en déroute son ad-versaire. Sans doute que c’est une fort bellechose que de surprendre son ennemi; maispourquoi s’arrêter à tourner une aile ; il vautmieux prendre l’armée à dos, se saisir de sesparcs, de ses canons sur leurs avant-trains,de leurs munitions, des faisceaux de fusils ducamp!!! La perte de la bataille de Kollin doit