MÉLANGES. 345
jamais manœuvré que par lignes et par leflanc, jamais par des déploiements.
Il n’y a donc aucune de ces dix bataillesqui ait un caractère particulier et nouveau. Leroi en a perdu plusieurs, pour avoir, de gaietéde cœur, fait des marches de flanc devant unearmée en position. Son expérience à Kollin , àZorndorf , celle du maréchal Lehwald à Jaegern-dorf, du général Wedel à Kay, du prince deSoubise à Rosbach , en ont prouvé le danger.
Des militaires français, admirateurs de l’ordreoblique, parmi lesquels Guibert, ont poussél’illusion jusqu’à prétendre que les détache-ments du duc Ferdinand à Creveld et à Wil-liemsthal, sur les flancs de l’armée française,étaient des corollaires brillants de l’ordre obli-que , au mépris de ce principe : Ne mettezentre les divers corps de votre ligne de bataille,aucun intervalle par où Vennemi puisse péné-trer. Si la violation de ce principe lui a réussi,c’est que le comte de Clermont commandait lesFrançais.