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au dessein du roi. Il attaqua comme il se trou-vait, obtint des succès sur la gauche russequ’il surprit ; mais ceux-ci ayant pris leur ordrede bataille sur leur centre, parallèlement àl’armée prussienne, ils obtinrent une victoirecomplète qui mit la Prusse à deux doigts desa perte.
La neuvième bataille de cette guerre, cellede Liegnitz est une rencontre fortuite qui a sau-vé Frédéric d’un danger où l’avaient engagé lesplus fausses manœuvres.
La dixième bataille est celle de Torgau .Toutes les dispositions du roi y sont funestes,aussi mal conçues que mal exécutées. Si l’onjugeait Frédéric par sa conduite à cette bataille,on concevrait une faible idée de son talent. Nià Liegnitz ni à Torgau , on ne voit rien de nou-veau et aucune trace de ce fameux ordreoblique.
Le vieux Frédéric souriait sous cape auxparades de Potzdam , de l’engouement desjeunes officiers français, anglais , autrichiens,pour la manœuvre de l’ordre oblique, qui n’é-tait propre qu’à faire la réputation de quelquesadjudants-majors. Un examen approfondi desmanœuvres de cette guerre aurait dû éclairerces officiers, et ce qui devait achever de faireévaporer leurs illusions, c’est que Frédéric n’a