P1KCES JUSTIFICATIVES.
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en Angleterre , et tout en prodiguant beaucoup d’in-jures au premier consul, il me dissimula mal lacrainte que lui inspiraient et la descente et le génieentreprenant de l’armée française.
Il me parla beaucoup de M. Muller. — Je lui ré-pondis, d’après mes instructions, que je ne l’avaisjamais vu, etc.; que je savais très-positivement qu’ilétait parti pour l’armée des côtes avec une missiontrès-importante; il sourit d’un air satisfait, et me dit :
« Lorsque j’appris l’arrestation de Moreau, j’écrivis« de suite à M. Muller de se rendre près de moi,« avec recommandation de lui faire parvenir ma lettre,« partout où il se trouverait, parce que je jugeai que« cette circonstance serait favorable ; je ne conçois pas« ce retard ; je suis pourtant certain qu’il est en Alle-« magne, car un de mes amis m’écrit qu’il l’a vu,« qu’il lui a parlé, enfin je l’attends tous les jours ;« j’espère le voir bientôt. »>
(c— Je suis bien aise de vous dire que le citoyen« Muller 11e jouit pas de la plus grande confiance ; il va« rarement aux comités. On se plaint amèrement de« ce qu’il ne s’ouvre pas assez. — En cela , je vous« prie de dire à votre général qu’on a tort de lui« en vouloir; lorsque je l’envoyai en France , ce n’était« absolument que pour lier une correspondance , mais« non pas pour y rester comme il l’a fait; car il y a plus« de deux mois qu’il devrait être de retour; il m’a« aussi écrit tout ce que vous me dites là , et même« plus , (pie le comité l’avait accusé d’avoir reçu des« fonds pour un autre comité révolutionnaire. Je vous