MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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« assure que je 11e connais pas d’autre comité. Si je« n’ai pas fait passer davantage de fonds, c’est que,
« je vous avoue franchement, je ne voyais pas très-« clair dans les projets de votre comité ; il y a quel-« que temps qu’on m’écrivit qu’on pouvait insurger« quatre départements, que j’aie, moi, à leur envoyer« un plan, ne connaissant pas leurs moyens, et ce« qu’ils pouvaient mettre à exécution. Aujourd’hui« c’est différent, j’y vois clair ; aussi , je m’em-« ploierai bien volontiers à vous donner tous les« secours pécuniaires qui sont à ma disposition,« vous pouvez compter sur moi ; ainsi vendredi, à« quatre heures , venez dîner avec moi, et vous« trouverez vos dépêches toutes prêtes.
Vendredi , je me présentai de nouveau chezM. Drake ; il me reçut avec l’accueil le plus gra-cieux. — « Vos affaires sont prêtes, j’ai écrit à votre«général, je pense qu’il sera très-content de moi;« l’écriture n’est pas apparente; mais je présume que« votre général en a la recette ; s’il ne la connaît pas,« M. Muller la lui donnerait; vous lui recommanderez« encore de ne pas trop se presser, car mon premier
« avis était d’attendre que B. fût parti pour B011-
« logne , et sur le point de s’embarquer. Vous ferez« sentir à votre général la nécessité qu’il y aurait de« s’emparer de l’Alsace, principalement de Huningue ,« et de la citadelle de Strasbourg . Ah ! si vous pouviez« avoir Huningue et la citadelle de Strasbourg , quel« coup ! Je pourrais me rapprocher de vous , et vous« donner, de suite, îles secours pécuniaires; point de