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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
Ils se refusèrent à la cession des îles du Rhin ;ils repoussèrent avec force les demandes rela-tives aux forts de Kehl, de Cassel , d’Ehren-breisten, ainsi qu’aux ponts de Brisach et d’Hu-ningue, comme menaçantes pour l’indépendancede l’Allemagne , et contraires au principe poséà Campo-Formio de la limite du Rhin . Quantaux péages, ils ne pourraient être abolis sur cefleuve, que s’ils l’étaient également par la Hol-lande. L’égalité des douanes était inadmissiblesur les deux rives, en raison de la diversité desétats situés sur la rive droite. La libre navigationsur tous les flepves de l’Allemagne était hors dudomaine de la négociation et des pouvoirs de ladéputation de l’Empire. La charge des dettes dela rive gauche était contraire au droit commun.La députation finissait par déclarer qu’elle étaitprête à renoncer à tous ses droits sur la rivegauche, pourvu que la France abandonnât touteprétention sur la rive droite.
Pendant cette guerre diplomatique, qui mit ànu la mauvaise foi du Directoire, l’Autriche ,excitée et soldée par l’Angleterre , réparait sespertes, réorganisait ses armées, remplissait sesmagasins, et se mettait en état de paraître avecéclat dans une seconde coalition.
L’Angleterre avait pris acte des nouvelles de-mandes du Directoire à Rastadt , pour souffler