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Tome sixième.
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/|2 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

avec son institution ultramontaine . De la partdes ministres protestants, c'eût été tout simple :l’Évangile est pris par eux à la lettre, ou à peu dechose près, et alors sa doctrine est presque toutepopulaire. Ce ne fut pas un médiocre symptômede l’entraînement de l’esprit humain que l’ho-mélie de Pie VII ; il était déjà cardinal : cettehomélie, qu’il publia dans son évêché d’Imola ^est un sermon de jacobin.

Depuis le traité de Tolentino, la Républiqueétait en paix avec le Souverain Pontife Pie VI ;il avait un nonce auprès du Directoire ; et l’onfit dans le temps une chose agréable à la courde Rome, en y envoyant comme ambassadeurJoseph Bonaparte , frère du général qui avaitfait la paix ; c’était une garantie de plus donnéeau Saint-Siège . Cette protection était tout-à-faitinoffensive par le caractère personnel de l’am-bassadeur , et il en offrit une preuve positiveau gouvernement de Rome , en méprisant sesintrigues avec la cour de Naples , et le laissantdonner au général autrichien Provera le com-mandement de l’armée pontificale. Joseph appritqu’il se tramait dans l’État romain une conspi-ration dont le but était le rétablissement de larépublique romaine ; le 26 décembre 1797, il enavertit consciencieusement le cardinal Doria, se-crétaire d’état; malgré cet avis, un attroupe-