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Tome sixième.
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44 MÉMOIRES J)E NAPOLÉON,

pas pouvoir prononcer; il partit. Le Directoire cria vengeance ; mais il était tellement suspect,que, comme à Lausanne et à Rastadt, on mitvolontiers encore sur son compte l’injure qu’ilvoulait punir.

Le Pape envoya à Paris , offrit^ des répara-tions, proposa de faire une enquête. Le Direc-toire se refusa à toutes excuses; il fit arrêter lenonce, et donna ordre au général Bertfiier demarcher sur Rome . Il avait non-seulement savanité, mais encore son intérêt à satisfaire ; l’a-venir le prouva. Le io février, Berthier vint seloger au fort Saint-Ange , s’abstenant, par unemodération qui lui était propre, d’entrer dansla ville, et d’inquiéter Pie VI dans son pro-pre palais. Dans sa perplexité, ce prince s’étaitadressé au roi de Naples ; il lui avait offert delui livrer Rome . Nelson était alors dans la radede INaples avec sa flotte. Les deux favoris du roiet de la reine, Hamiltonet Actou, étaient Anglais .Cependant le roi de Naples répondit au Saint-Père qu’il l’engageait à négocier avec le généralde l’armée française, et à tramer l’affaire enlongueur. Le i5 février, du pied du Quirinai,le cri de la liberté romaine se fit entendre.Comme aux beaux jours de son histoire, lepeuple se rassembla dans le Forum , ressuscitala république, rédigea l’acte solennel de son af-