/ s
rectoire toutes les opinions de l’Europe , ence qu’elle renversa un vieux gouvernement ré-publicain , respecté meme des monarchies ; maisbien plus encore parce que, pour soumettre cepays,' il fallut faire la guerre aux chaumières. Iltrouva ainsi le moyen de blesser les intérêtspopulaires, dans une cause entreprise pour bri-ser les fers d’une des plus belles parties de laSuisse. Il aurait eu pour lui la Suisse et l’Europe ,s’il avait su respecter son propre drapeau en res-pectant la démocratie des petits cantons. Unmanifeste énergique exprima leur indignation;ils étaient libres comme l’air de leurs monta-gnes; la démagogie de leur administration étaitplus convenable à leurs moeurs pastorales, quele civisme métaphysique que les baïonnettesfrançaises voulaient leur imposer. Le Direc-toire fut sourd aux voix populaires et sauvagesde ces vrais descendants de Guillaume Tell ;il ordonna la guerre contre des insensés quiosaient vouloir continuer d’être plus libres quedes Jacobins .
Le Directoire avait renié toute saine politique;il renia toute pudeur d’état; il ne rougit pointde faire proclamer, dans ses journaux, par sesidéologues et ses agents, l’intention de détruireen Suisse ce beau droit d’asile qui appartient à