POLITIQUE DU DIRECTOIRE'. 4q
Tendait à perpétuité le trône de France garantde la liberté du peuple Vaudois. Le Directoire , (par respect pour Charles IX , notifia aux can-tons son intervention en faveur de cet antiqueallié et ami du peuple français, son protecteur.
Il avait encore deux motifs pour se charger dela querelle du pays de Vaud ; mais il n’en avouaitqu’un, c’était le mauvais exemple que la tyran-nie de Berne et son oligarchie féodale donnaientaux cantons gouvernés par un régime démocra-tique et aux républiques nouvellement établies.L’autre motif était au moins aussi influent surses décisions : c’étaient les millions de Berne qu’il convoitait.
Ainsi il y avait de tout dans cette affaire : intérêtgénéral de la liberté, immoralité, politique, in-térêt privé. Il n’y avait point d’ambition; jamaisgouvernement ne fut moins ambitieux, et le per-sonnel du Directoire était rassurant à cet égard.C’étaient les trois vainqueurs de fructidor, lestoïcien Rewbe-11, l’illuminé la RéveillèreLépaux,le noble Barras; le poète François de NeufchA-teau, et l’avocat Merlin. Celui-ci menait une viede cabinet; les autres ne cherchaient qu’à vivrede leurs revenus dans le Capitole du Luxem-bourg.
La révolution d’Helvétie excita contre le Di-Montholon.—Tome Fl. (\