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Tome sixième.
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5 1 MÉMOIRES DE NA.POLÉOW.

rent mendier, sur les chemins d’Allemagne , lahaine contre le Directoire, qu’on leur accorda, etla pitié, qu’on leur refusa. L’ambassadeur Wickamtrancha noblement la question qui le regardait;il déclara aux cantons qu’il se retirait ; c’était, àdéfaut de toute protection possible, leur témoi-gner l’amitié de l’Angleterre. Le Directoire n’avaitpoint prévu cette conduite du ministre anglais ;il espérait trouver, dans sa résistance à quitter sonposte, un nouveau sujet de plainte : il résolut l’en-vahissement. Le général Saint-Cyr reçut ordred’aller prendre position sur la frontière bernoise ,avec sa division qui faisait partie de l’armée d’Alle-magne. L’aristocratie helvétique se trouva ainsi su-bitement menacée d’une invasion de la part île laFrance ; les troupes républicaines réunies dansle Jura pouvaient en un jour descendre dans lepays de Vaud. Le canton de Zurich , qui avait ungrand poids dans les affaires de la confédéra-tion, proposa et fit adopter la convocation d’unediète extraordinaire à Arau. berne appela à sonsecours son ancien allié le canton de Sehwitz»qui avait donné son nom à la terre helvétique ,en même temps qu’elle négociait avec l’ambas-sadeur français Meingaud. Le ministre des af-faires étrangères, Talleyrand, qui donnait à Pa-ris, aux ministres suisses , l’assurance que leDirectoire était calomnié quand on l’accusait de