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Tome sixième.
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l’OLITJQUE DU DIRECTOIRE.

l’intention d’envahir la Suisse , négociait secrète-ment avec le colonel La Harpe, agent du paysde Vaud, et Och, grand tribun de Bâle , l’indé-pendance de ces deux pays. Le Directoire fit en-fin déclarer aux conseils de Berne et de Friboux-gqu’ils lui répondraient individuellement des pro-priétés des Yaudois et desBâlois, que la Répu-blique prenait sous sa protection. C’était l’équi-valent d’une déclaration île guerre.

Les magistrats de Berne eurent une grande pen-sée; ils rassemblèrent militairement leurs sujetsdu pays de Vaud , et leur firent renouveler sousles drapeaux le serment de fidélité. Choseétrange! cette population révoltée obéit alors àson souverain. Tou^ accoururent sous les éten-dards de Berne , et les quatre cinquièmes desVaudois renouvelèrent le serment d’obéissance.Mais, comme il arrive presque toujours dans lesagitations populaires, la minorité factieuse en-traîna la masse inerte, et la révolte de la mino-rité devint la révolte de tous. Les bourgeois detrois petites villes, ayant à leur tète leurs offi-ciers municipaux, arborèrent les couleurs de l'in-dépendance. Les Parisiens avaient commencé larévolution en se saisissant de la Bastille : les Vau-dois voulurent aussi avoir conquis une Bastille.Le château de Chillon , situé sur le lac de Ge-nève, était destiné à contenir le pays. Les pa-