Band 
Tome sixième.
Seite
57
JPEG-Download
 

POLITIQUE DU DlllECTOIKE. S n j

chant des avant-postes bernois, deux coups defusil partirent et tuèrent les deux soldats; il étaitdix heures du soir. L’officier prit cela pour unassassinat, et retourna auprès de son généralsans accomplir sa mission. Celui-ci entra le len-demain avec ses troupes dans le pays de Vaud .Il ne voulut entendre aucune explication. Elleétait bien simple cependant : c’étaient les sol-dats et son officier qui n’avaient pas réponduau qui vive bernois. Le Directoire avait envoyéde Paris une constitution pour les Yaudois; ellefut solennellement proclamée; et cette révolution,commencée le io janvier, se trouva ainsi con-sommée le 27, en présence de l’armée bernoise .

La diète apprit à peu de jours de distance quela République la menaçait d’une armée, et quecette armée était sur son territoire ; elle ouvritenfin les yeux sur les intrigues de l’ambassa-deur Meingaud. L’indignation qu’elle éprouvafut à son comble ; mais il n’était plus temps :il falloit subir le joug de la France , ou se déci-der à une guerre d’extermination. C’est à cedernier parti que se rangea l’unanimité des re-présentants de la Suisse . Cependant tout ser-vait le Directoire; Berne était divisée par deuxfactions, celle du vieux avoyer de Steiger, etcelle du trésorier de Frusching. A Arau, où ve-nait d’ètre juré le grand serment civique de l’Iiel-