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Tome sixième.
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MÉMOIRES IIE NA.POI.ÉON.

vétie, le peuple proclama son indépendance etplanta l’arbre de la liberté. Le sénat punit cetterébellion; mais la contre-révolution que tramaitle Directoire flattait trop de passions pour nepas l’emporter sur l’aristocratie. Berne se livrat enfin elle-même, quand elle croyait tout sauver;elle déclara que, dans un an, sa commission degouvernement présenterait un nouveau projetde constitution. Elle ne vit pas que, du momentoù elle mettait en question l’inviolabilité de sacharte, dont la défense avait été solennellementjurée, il n’y avait plus de question à soutenir.Quand l’ambassadeur français reçut cette décla-ration, il parla en vainqueur; et comme ses in-structions lui prescrivaient de saisir toute occa-sion de pousser à bout la patience des Bernois, ildemanda que le sénat cessât immédiatement sesfonctions et fi'it remplacé par un gouvernementprovisoire élu par le peuple, en attendant la pro-clamation de la nouvelle constitution. Dans cetemps, le général Brune était venu prendre lecommandement de l’armée d’Helvétie. Le sé-nat conçut l’espoir de trouver moins de rigueurdans le général que dans le négociateur; il s’a-dressa à lui. Brune profita de cette circonstancepour donner à ses troupes le temps d’arriver enligne; il consentit à ne point avancer avant quinzejours. Le sénat reçut cette espèce d’armistice