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Tome sixième.
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POLITIQUE DU DIHECTOIBE. 65

Schwitz fut émiuemment patriotique et sage. Ledanger était pressant; il le fut bien plus quandon apprit dans les petits cantons qui croyaientBerne imprenable, qu’une république une et in-divisible venait d’étre proclamée. Il fallait alorsou l’accepter ou la combattre. Ce fut à ce der-nier parti que se rangèrent unanimement lespâtres des petits cantons. Ils descendirent tousdes Alpes avec leurs femmes et leurs enfants pourprêter ce beau serment, à Schwitz , le I er avril.Ils ne se bornèrent point à cette résolution; ilsenvoyèrent une députation à Lecarlier, à Berne ,avec ordre d’aller de là à Paris exprimer auDirectoire le vœu de rester soumis à leurs in-stitutions. Lecarlier traita la députation des mon-tagnards comme Meingaud avait traité les sé-nateurs de Berne . Il refusa des passe-ports auxdéputés, leur notifia la volonté du Directoire , etles renvoya désespérés. A leur retour à Schwitz ,le cri de vengeance et de guerre retentit dansla ville et sur la montagne : chacun courut auxarmes. Béding, ancien colonel au service d’Es-pagne , d’une famille dont le nom et les servicesse rattachent à la gloire antique de ce cantonlibérateur de la Suisse , fut tiré de sa retraitepar la vénération de ses concitoyens. De tous côtésles montagnards accoururent prêter'sous ses dra-peaux le serment du désespoir. Toutes les armesMontholon . — Tome. VI. 5