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Tome sixième.
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112 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

moins se passer, semble s’obscurcir avec la des-*tinée du pays.

Une nouvelle confusion de volontés et deprincipes vint encore accroître le discrédit de lachose publique, que l’un et l’autre parti remet-tait chaque jour en procès à sa volonté, devantles États-généraux, également frappés eux-mêmesd’une mobilité peu honorable. U n’y avait plusde stable que l’illégalité, en raison de la rapiditéet de la complication des circonstances; ainsi lesÉtats soi-disant d’Amérsfort, dont le Stathouder dirigeait les volontés, osaient écrire aux États-généraux pour demander que les ordres donnéspar la province de Hollande fussent révoqués,et que le général fût mis en jugement pour lesavoir reçus et exécutés. Les officiers destituéspar les États de Hollande, ameutés également parle parti stathoudérien, demandaient protectionaux États. La discussion s’établit; la Hollande, nepouvant être juge dans sa propre cause, n’avaitpoint de voix dans la délibération qui avait lieuentre les six autres provinces. Le débat fut vif;le premier jour, il y eut deux voix pour la pro-position, trois pour le referendum, et la sixièmeprovince votante eut partage dans ses deuxvoix. Malgré cette circonstance, qui rendait laquestion au moins indécise, le président avaitconclu pour la proposition. Le lendemain une